A compter du 1er mai, les pharmacies devront rendre accessibles en libre service plus de 200 médicaments dans leurs officines. Cette mesure à l'origine motivée par la défense du pouvoir d'achat des français a fait couler beaucoup d'encre.

Dans un premier temps, les pharmaciens ont manifesté leur crainte de voir les médicaments vendus à terme en grande surface. La polémique à peine éteinte, les magazins Leclerc ont lancé une campagne de publicité en faveur de la vente de médicaments en grande surface. L'argument défendu? des médicaments moins chers en grande surface qu'en pharmacie!

Depuis la polémique fait rage, les pharmaciens de l'Hérault contre-attaquant en annonçant vouloir distribuer bientôt des produits de grande consommation. Univers pharmacie, enseigne de pharmaciens et centrale d'achat va plus loin en assignant en référé les magazins Leclerc aux fins de voir retirer la campagne publicitaire incriminée!

Bref, la mesure fait réagir. La Ministre de la santé a fait entendre la voix du gouvernement : elle a réaffirmé qu'elle était attachée au monopole des pharmaciens dans la vente de médicaments. Avec cette mesure, il n'est pas question de remettre en cause ce principe mais simplement de faire jouer la concurrence sur les prix d'un certains nombres de médicaments pour lesquels le libre-service permettra une meilleure comparaison des prix pratiqués par les officines.

Le TGI de Colmar examinera mercredi la requête d'univers pharmacie. A suivre